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5. Comment réagir si une personne se confie?

Pour une personne touchée par une situation de mariage forcé, il est difficile d’en parler

Comme pour tout sujet qui touche à l’intimité, à la sphère privée, il sera difficile pour une personne touchée par une situation de mariage forcé de se confier. Lorsqu’elle ose le faire, ce sera peut-être la seule fois. Dès lors, la personne doit être entendue et prise au sérieux. La bienveillance et le non jugement l’aideront et lui permettront de solliciter de l’aide si elle le souhaite. Il est également important de l’informer de ses droits et de mentionner que les mariages forcés sont interdits. Soyez attentif-ve à ne pas mettre la personne sous pression pour qu’elle demande de l’aide, de respecter son rythme et son ambivalence.

Les conseils suivants sont notamment issus de la fiche d’information 6 (insérer le lien interne) élaborée à l’issue du Programme fédéral de lutte contre les mariages forcés :

  1. Prendre le temps pour la personne. C’est son sentiment subjectif qui compte
  2. Rappeler le cadre confidentiel de la discussion (sauf en cas de grave danger)
  3. Clarifier les enjeux pour la personnes concernées (ci-dessus conséquences)
  4. Oser questionner pour évaluer le type de pressions subies
  5. Offrir un message clair de soutien
  6. Ne rien entreprendre sans le consentement de la personne (à moins d’un grave danger auquel cas il faut l’informer de l’obligation de signalement). En particulier, ne pas recourir à la médiation. En effet, selon une définition largement admise, la médiation est recommandée lorsqu’il s’agit de régler un conflit entre deux parties prêtes à négocier, ne subissant ni pressions, ni menaces, dans un environnement ne comportant aucun danger pour elles. Dans les situations de mariages forcés, avec les rapports de force, voire la violence qu’elles impliquent, ces conditions ne sont pas données.
  7. En tant qu’enseignant-e ou employeur-euse: permettre à la personne de prendre contact avec des bureaux de conseil spécialisés (Centre LAVI, Centres SIPE) et de prendre rendez-vous également pendant les heures d’école ou de travail.
  8. Discuter avec la personne d’une possible attitude à adopter en cas de danger aigu. A qui peut-elle s’adresser? Où pourrait-elle aller?
  9. Discuter avec la personne de la meilleure façon de communiquer: pense-t-elle que son téléphone ou ses emails sont surveillés?
  10. Convenir d’un moyen de garder le contact avec elle au cas où elle ne donne plus de nouvelles ou si elle se trouve dans une situation difficile.
  11. Ne laisser aucune trace qui pourrait mettre la personne en difficulté (notes, adresses, numéros de téléphone, sms, courriels, etc.). La personne devrait apprendre les numéros de téléphone par cœur.
  12. Le soutien est précieux, mais celle ou celui qui aide n’est pas seul-e. La complexité des cas requiert l’intervention de professionnel-le-s. L’objectif principal est de gagner du temps pour constituer un réseau autour de la personnes

Pour des pistes plus précises de prise en charge, vous pouvez consulter la fiche d’information n°6 du Programme fédéral.
    Publié le 7 octobre 2021

    Témoignage

    On a décidé de vivre ensemble et le cauchemar a commencé. Il m’a fait couper les ponts avec tous mes amis, puis après ce fut le tour de ma famille, petit à petit je me suis retrouvée complètement seule. www.violencequefaire.ch
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