Victimes: 027 607 31 00
Auteur-e-s: 027 322 99 86
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Distinguer conflit et violence

En tant que proche, vous pouvez observer ce qui se passe dans la relation d’un couple ou au sein d’une famille, comment les membres interagissent.

Afin de déterminer s’il s’agit d’un simple conflit ou davantage, il faut vous questionner :

Dans ce que j’observe, y a-t-il prise de pouvoir d’un-e partenaire du couple sur l’autre ou d’un-e membre de la famille sur les autres? Quel en est l’impact ? Quelles sont les réactions de chacun-e et comment se manifestent-elles ? Est-ce la première fois où est-ce déjà arrivé ? Est-ce que la famille a des liens à l’extérieur ? Est-ce qu’elle paraît repliée sur elle-même ? Est-ce qu’un membre de la famille consomme des drogues ou de l’alcool ?

Vous pouvez également observer différents signes au-delà des marques résultant des violences physiques. Ces derniers peuvent vous mettre « la puce à l’oreille », notamment lorsqu’ils se répètent. Lorsque l’un-e des membres de la famille prend régulièrement le contrôle, et que le ou les autres n’osent pas ou ne peuvent pas s’exprimer, il peut s’agir de violence. Mais aussi, spécialement dans un couple, lorsque la résolution des désaccords se fait toujours au détriment de l’un-e des deux.  Ou lorsque l’un-e des deux partenaires d’un couple :

  • gère seul-e les questions administratives et/ou financières. Elle ou il n’autorise pas l’autre à entreprendre des démarches ;
  • décide seul-e des questions concernant le couple et la famille (relations avec les amis et la famille, éducation des enfants, choix du lieu de vacances, etc.). L’autre ne peut pas exprimer son avis et en cas de désaccord ne se sent pas en mesure de discuter les décisions prises ;
  • assure seul-e les tâches ménagères, les courses, etc… L’autre signale constamment son insatisfaction et se montre toujours plus exigeant-e ;

Ou lorsqu’un membre de la famille :

  • semble angoissé-e, avoir peur, avoir perdu la confiance en soi ;
  • manque de respect envers l’autre, l’humilie et le-la rabaisse en public, se montre agressif ou agressive dans leurs échanges ;
  • est isolé-e, a peu de contact avec ses amis.
  • détient une arme ;

Enfin, souvent dans les situations de violence intrafamiliale, les personnes concernées minimisent les difficultés rencontrées et/ou refusent d’en parler.

Si vous avez le sentiment qu’un-e de vos proches vit de la violence, la subit ou y recourt, accompagnez cette personne afin qu’elle contacte un service spécialisé pour victime ou pour auteur-e-s. Permettre aux deux partenaires d’un couple de trouver un soutien, chacun-e pour soi, contribue à prévenir de nouvelles situations de violences. Cela protège aussi les enfants du couple. Ces derniers devraient aussi pouvoir trouver du soutien auprès de personnes de confiance, dans les cercle des proches, ou au sein de l’école, et d’être si nécessaire orientés vers un service spécialisé (par exemple l’OPE et le CDTEA). Concernant les moyens de soutenir les enfants qui vivent de la violence à la maison, vous trouverez plus d’informations dans le document ci-contre.

En cas de danger imminent, contactez la police, dont le mandat est de protéger et de sécuriser. Les personnes concernées ne seront pas informées de votre appel si vous ne le souhaitez pas.

Si vous suspectez des violences depuis un certain temps, sur la base de faits que vous avez constatés, mais que vous n’avez pas la possibilité d’accompagner les personnes concernées à demander de l’aide, n’hésitez pas à informer la police. Elle aura peut-être reçu d’autres informations concernant ce couple ou cette famille. Votre témoignage permettra à la police d’avoir une meilleure idée de la situation.

Enfin, si vous hésitez sur la conduite à adopter, faites appel à des professionnel-le-s spécialisé-e-s qui pourront vous renseigner.

Témoignage

On a décidé de vivre ensemble et le cauchemar a commencé. Il m’a fait couper les ponts avec tous mes amis, puis après ce fut le tour de ma famille, petit à petit je me suis retrouvée complètement seule. www.violencequefaire.ch